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Que ses heures reprennent
Le monde qui avale sans mâcher et nous digère de décennies en décennies martèle en mon abîme une danse atrophiée. La gueule béante, dont la mâchoire tordue par la douleur fixe les origines, enfante des cris rauques.
Sa peau tannée tendue sous la pression de ses entrailles.
Je me fais reine de sabbat.
Chaque étang joint son eau.
Et crevée au milieu la bête infâme attend.