Texte Libre

Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:27

[01.08.2010]  A A.

 

Toucher le doigt du temps, c'est une imaginerie fantastique. Et seule toi pour moi peux l'éclore.

Une main sur ta nuque. Jamais caresse doucereuse ne m'abuse ainsi.

Merci d'avoir entendu.

Tu flottes entre les lieux, mais las d'avancer, c'est à la voix des brisants que je m'arrête. Sache avenir salé, que dans les flots un jour une nuit, tu sauras défaire les liens, ceux qui nous harcèlent de venues. De menues allées. Et d'attente, encore.

 

Vie d'amarilis.

Vacante à souhait, finalement belle. Entraînant dans sa chute une quantité douce d'allongées avinées. Tenues au mur.

 

Dégaine un peu.

Dégaine la mer de ton blouson sale. Vaincre d'immigrés dommages, et lâcher enfin de grandes roches sur les plaines du souvenir.

Savoir dire oui.

 

 

Brise lagune et teinte-lame. Dame de chair et d'hystérie. La chrysalide de mon temps tisse une toile de salut autour de mon poignet maigre. Et seules les folles disent la voir.

 

Saignement de voix, difficultés abruptes. Divins attraits de ta personne.

 

Vaines entrées dans un monde enragé, crachant une mousse écumante de bile. Vendant ses corps à l'ombre et divisant les gloires. Digérant infatigable les chairs avides aux membres tords. Crevant les yeux, prêtant aux traits une infâme dédicace.

Et rendant aux suivants les ardeurs des premiers, par une fine révérence.

Odieuse démence qui nous suit.

 

Une farandole d'amants sur la grève, et seuls quelques-uns n'importe où. Daignant jeter, rancune aux lèvres, que la bête immonde saigne une onde déjà drainée de toute force.

 

Sans intérêt.

Par Ziell
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