Texte Libre

Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:14

De l'habile araignée tissant aux corps des voiles

Elle abîmait les toiles.

 

 

Douceur cellophane qui miroite aux enfers,

Carillonne incertaine

La peau marbrée de bleu, langue creusant la terre,

Et se touchant à peine

 

Âpreté fit le tour de la roue sans sommeil

Et vendit sa parure:

Pour des siècles d'asphalte brûleront tes soleils

Fade, aviner au mur

 

 

Celer à tes dépends les escarres de vos mains

Et bercer doucement à vos cœurs ce refrain

 

 

L'envie crissait encore de ses joues jalouses

Semant le premier glas

Quand les grands vaisseaux gris dans sa robe d'épouse

Enlevèrent Amina

 

 

Tu naquis dans le souffre, refusant à ses yeux

De jouir des instants abîmés en ces lieux

 

Et la folle en son corps fit naître le fracas

De la pluie naphtaline s'affalant sur le bois.

 

[28 aout 2010]

Par Ziell
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