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De l'habile araignée tissant aux corps des voiles
Elle abîmait les toiles.
Douceur cellophane qui miroite aux enfers,
Carillonne incertaine
La peau marbrée de bleu, langue creusant la terre,
Et se touchant à peine
Âpreté fit le tour de la roue sans sommeil
Et vendit sa parure:
Pour des siècles d'asphalte brûleront tes soleils
Fade, aviner au mur
Celer à tes dépends les escarres de vos mains
Et bercer doucement à vos cœurs ce refrain
L'envie crissait encore de ses joues jalouses
Semant le premier glas
Quand les grands vaisseaux gris dans sa robe d'épouse
Enlevèrent Amina
Tu naquis dans le souffre, refusant à ses yeux
De jouir des instants abîmés en ces lieux
Et la folle en son corps fit naître le fracas
De la pluie naphtaline s'affalant sur le bois.
[28 aout 2010]