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Ambiance proposée

souvenir d'enfance
.

Les articles sont classés du plus récent au plus ancien.

Tous les textes et toutes les illustrations, qu'il s'agisse de dessins ou de photos, sont de ma main. Si exception, elle sera signifiée.


  Ziell

Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:16

[30.08.2010]

 

Aperçue entre les frênes, elle releva la tête d'un brin moqueur. Songeant couvrir les cieux. Un sourire comme un accueil vers le couchant. Pour lui elle serait une dernière destination, une alcôve, la passerelle puis la large entrée sur un gouffre de plénitude.

 

Mince éloquence, son pas la porta loin. Un infime sourire suffisait amplement.

 

Hurle les vents

Hurle le feuillage qui ébouriffe le temps et l'écorche d'une rare pureté

Hurle l'écume qui te monte à la gorge

 

Et sache que de là-bas je ne bois que ton reflet. Je n'admire que ton ombre. La vitre cloaque ne laisse passer qu'un pâle agencement de ton être. Je ne t'ai pas connu.

 

Livre à l'abîme ta qualité d'être fier. Ta noirceur infinie qui pousse à l'infamie. Bête agressive et dont l'ardeur étrange effraie encore certains passants. Tu jouas contre moi un parfum de velours. Carmin à la racine. Et seule cette danse m'appartient encore, celle qui nous défit tour à tour à tes pieds. Ecorcheuse assoiffée, voilà ce que je fut.

 

Un alentour sans faille. Un monde plein. Monstre à la cavité buccale affamée s'étant gavé incessamment. Sans reprendre haleine. Ingurgitation vaste. Une digestion sans conteste. Lente et avide de souffre. La crinière fourbue par les siècles, il continue de s'emplir d'aveux et de chairs dépréciées par les vides. Aux gouffres abyssaux où se jettent sans foi la plupart des rêves, la chair humaine n'a pas accès. Elle est sujette au repentir. Elle se fera mâcher sans lutte et devra supporter la langueur d'une souffrance absurde.

 

Jette sur moi le voile déraisonnable du grand mont. J'irai, moi, gravir mon corps par les caillasses à m'en fendre les os. Gravir la masse inconcevable des corps délaissés, mordus par les dents rondes d'un monde sans réalité. Mastiqués lâchement par les siècles, et rendus ainsi à la vie de ceux qui les suivaient.

Il nous échoue un âge amorphe, d'une fadeur détestable.

 

Courir à s'en défaire les jambes et hurler sauvagement, les mains en porte voix. Et ainsi m'entendrais-je? Je hurle le sang des porcs que la dissection sans merci amène sur nos grèves. Je scie sans frémir les douleurs gardées si secrètes, des décennies durant, par les bouleaux bruissant de l'un à l'autre.

J'admire la fougue de la vague tentant insensée de fendre les rochers qui la maintiennent. Renfermée en cette enveloppe détestable, avilie dans un carcan de bois brut, l'infinie temporalité s'est vue pressée en un corps aux limites éprouvantes. Elle souffre de cet enserrement qu'elle ne comprend pas.

Salauds qui m'ont volé mon ouvrage.

 

Combattants des durées, je vous souhaite de tomber vivement lors des campagnes de jeûne. Pour laisser sa place à l'immense.

Gardienne des troupeaux. Criante de détresse mêlée de fureur, ses coups frappés rageurs n'en seront que plus funestes. Osez vous écrouler à ses pieds et lui tendre le collier de lumière qui vous aviez frappé au burin. Osez présenter vos excuses pour la chasse qu'avaient organisé ceux qui vous précédaient.

Et offrez lui vos corps, pour la dernière fois. Un festin d'outre-tombe pour la reine des gloires.

 

Ou elle attendra patiemment que l'aiguille se retourne et régurgite scrupuleusement chaque instant de vie. La fin d'un immonde remplissage drainé puissamment par les flots. La souffrance amante du temps.

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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:14

De l'habile araignée tissant aux corps des voiles

Elle abîmait les toiles.

 

 

Douceur cellophane qui miroite aux enfers,

Carillonne incertaine

La peau marbrée de bleu, langue creusant la terre,

Et se touchant à peine

 

Âpreté fit le tour de la roue sans sommeil

Et vendit sa parure:

Pour des siècles d'asphalte brûleront tes soleils

Fade, aviner au mur

 

 

Celer à tes dépends les escarres de vos mains

Et bercer doucement à vos cœurs ce refrain

 

 

L'envie crissait encore de ses joues jalouses

Semant le premier glas

Quand les grands vaisseaux gris dans sa robe d'épouse

Enlevèrent Amina

 

 

Tu naquis dans le souffre, refusant à ses yeux

De jouir des instants abîmés en ces lieux

 

Et la folle en son corps fit naître le fracas

De la pluie naphtaline s'affalant sur le bois.

 

[28 aout 2010]

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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:13

[12.07.2010]

 


Que crèvent à l'unisson l'âge des premières cellules
L'amoncellement roi et l'heure, sale pendule!
Je ne veux que moi-même, restante sur le globe
A mélanger du sel dans la mer hydrophobe.

Va, vaque à tes attentes, moi je reste frileuse
Et garde sur tes nippes un oeil, paresseuse.
Freine un lustre de plomb qui tombe en avalanche
Aspirant les étrusques, estafilades blanches

Je rirai d'éthanol et rendrai fou le feu
Pour qui tire à sa bouche ma fine horloge bleue
Caresse avidement ma jolie main passive.

Ou dine à mes dépends dessous d'immenses forges:
Les dunes de satan qui l'abritent et abrogent
Un courroux maladif germant à sa salive.

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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:13



Il a foulé la plage de son rire diaphane

  Il a plu sur ses rives.

Les larmes chatoyantes d'un matin célophane

  Que le destin dit suivre.



Caressé par l'attente d'un autre heureux trépas

  Salinées de ma sève.

Vogue en mon souvenir le parfum d'entrechat

  Qu'il avait sur la lèvre.

 

 

[12.07.2010]

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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:12

[12.07.2010]


Fussent tes os caresse et eussent tes baisers la douceur du coton
Jamais je ne pourrai à tes yeux à ta voix rendre la même ivresse
Ni courrir sur les grèves dans l'espérance avide d'y goûter la promesse
De celle qui un jour de la rose éphémère su m'offrir le bouton.

Joui de ce courant qui au devant t'emporte sans passer par le temps
Et baigne ta folie dans les eaux courroucées des belles naphtalines
Moi ne puis te donner de mes yeux affadis la douleur cristalline
Dont la nymphe perlée de ses mains violeuses s'est saisi un moment.

Ose les grands vaisseaux,
Navigue de délires ;
Je ne saurais te dire s'il vaut mieux au plaisir la morsure du roseau.

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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:12

Fadeur décomposée du jugement immonde, féline à l'infini
Jeta à ton propos de graves mélopées, une brise à midi.
Seule dans le silence je te vis dénouer le lien qui nous repose
Et fantasmer l'ardeur fade du contretemps d'une danse à peine éclose.

Jadis tu vécus loin des gorgones rousses qui tanent l'imprévu
Mais aujourd'hui tu oses déranger l'amant fou sans même qu'il l'ait su
Avant que tu ne boives dans la coupe d'argent qui borda notre lit
Je voudrais de ta chair voir s'ouvrir le sang rongé par mon ennui.

Il aurait les yeux clairs mais partirait là bas sans un souffle, léger
Et son pas calfeutré pourrait masquer l'odeur trop forte du pécher
J'aime à violer la voix qui souvent nous écoute avant que de se taire
Tu seras mon enfant sans être plus aimante, femme coléoptère.

 

 

[12.07.2010]

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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:11

Une fange glacée lui labourait les mains.
Dimension synthétique d'une excroissance ovine.
Il vendait du désir sur le pont Saint Germain
Et lançait dans l'air blanc une clameur divine.

Dormez dormez saleurs des mers incertaines
Et oubliez qu'un soir au sortir des dessous
Vous rouliez votre front, vous noyiez votre peine
Et salissiez vos yeux aux démoniales fous.

 

 

[11.07.2010]

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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:09

[10.07.2010]

 

L'être joug du délice assemblé dans la tombe
Jouit de voir souffrir ta main sur le réchaud
J'aime à te voir, douleur, crève-coeur de l'enfance
Aimante des saisons et cri des grands frissons.

Abimée dans les flots tu sombres tour à tour
Joviales et sans détour au calice assoiffé
Meurt le saint empire ou mange le damné

Qui saigne donc là-bas, rongé pas les longs crocs?
La neige peu à peu s'agrippe à sa fourrure
Et la flamme bénie nage à mon propos

J'irai couvrir ta vie d'une plainte délice
Et calmer mon égo, cisaille de roseau.

 

 


 

[12.07.2010]

 

Si j'avais su son coeur, j'aurais pu sans maudire la bouche de l'ami
Filer de sa descence son avenir trop vieux, silence de mes nuits.
Ils auraient vu ma joie, ma prière laiteuse et mon calme parfait
Aller couvrir la voix qui seule, douce plainte, gardait leur intérêt.

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