Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Ambiance proposée

souvenir d'enfance
.

Les articles sont classés du plus récent au plus ancien.

Tous les textes et toutes les illustrations, qu'il s'agisse de dessins ou de photos, sont de ma main. Si exception, elle sera signifiée.


  Ziell

Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 18:49

[le 5 février 2011]

Le blog se termine ici. Nouvel endroit pour étirer mon âme: figurative.leobaillard.org

Commenter le blog - 8 commentaires
Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 21:34

Le beurre de félicité comble les haines à coup de désespoir. Qui croyais-tu que j'oublierais?

 

Dans ses bottines au cuir usé par les verts goémons, la vilaine court vers le large, s'abîmer dans son vent de pensées. Aussi futile que cela fut, elle en ramena vers les rives des sourirs capiteux. Et seuls les marins surent entendre de son violon houleux le strident  mugissement.

Une vague d'apparence. Un souffle rauque poussé de sous les flots. Et la gamine s'en était saisi.

Elle le rapportait au monde dans la poche vétuste d'un blouson rouge carmin. La chair sale et mouvante des temps, brute d'ivoire, la laissait approcher. Son antre à la lumière. L'homme ne comprendrait pas.

 

Les braises s'égrainèrent à la brise. Brâme gamine, ton hallali.

[03 septembre 2010]

 

0 commentaires
Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 21:17

[août 2010]

 

Elle est arrivée ainsi. Fourbue, désemparée, affreusement inutile. Ailée? Une liberté qui vous lie par la poitrine. Qui fend en deux quiconque essaie de s'échapper de ses bras creux.

A quoi bon, tout celà n'était qu'illusion, charme tenu par de maigres fils sans force et rongés par les rats.

On avait laissé pourrir le matériel trop longtemps sous les combles. Les couleurs autrefois vives des cerceaux avaient viré au blanc pâle, déteintes, par tâches. Par quelque imagination on aurait pu encore voir toutes ces réalités passées. Le tissu des marionettes s'effilochait. Et certaines étaient trouées par le centre, leurs boyaux de coton et de laine s'épanchant sur le plancher avec la plus désagréable des lassitudes.

Elles souriaient, ces demoiselles de bois, bien que leur bouche, leur visage, s'écaillaient. Leur vie coulait de leurs yeux peints, se répendait comme des larmes sur leurs joues brunes.

Leurs doigts osseux sans force paraissaient reculer devant leur volonter. Elles imploraient, suppliaient de les remettre en position verticale. La plupart avait perdu les jambes en se heurtant trop violemment au sol de leur haute prison, lors de la chute. Les crochets, là haut, les narguaient de leur oeil lourd.

La marche aurait été difficile... Mais elles semblaient ne pas voir les regards de maigre pitié qu'elles s'enfonçaient dans le corps les unes les autres. Ne pas même se voir entre elles.

Chacune était seule, unique pierre vétuste. Perdue percutant le pavé.

Sans plume.

Le cirque avait terminé. Elles resteraient là encore quelques temps.

 

 

0 commentaires
Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:29

J'irai poindre à lanterne, par-delà le vieux mur.

Celui qui garde à terre la lenteur des vendues

Et prend soin qu'affolées, à feu flot corps perdus

L'on n'aille pas au loin se défaire des blessures.

 

Il est un jeune fou qui parvint une fois,

Larguant des cordes rêches les longs crocs diffamants,

A ignorer la lune, immobile effrayant.

Prendre le large ; avide des abîmes effrois.

 

L'Embarcation étrange qui demain se délabre

S'en ira sous les sables lancer son chant macabre:

Une fille aux côtés, je passerai cent pierres.

 

Dans son linceul froid j'accorderai mon luth

Pour un tango de sang, j'embrasserai la pute

Et lui mordrai le foie, enlacés sur la mer.

[01.08.2010]

 

 

0 commentaires
Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:27

[01.08.2010]  A A.

 

Toucher le doigt du temps, c'est une imaginerie fantastique. Et seule toi pour moi peux l'éclore.

Une main sur ta nuque. Jamais caresse doucereuse ne m'abuse ainsi.

Merci d'avoir entendu.

Tu flottes entre les lieux, mais las d'avancer, c'est à la voix des brisants que je m'arrête. Sache avenir salé, que dans les flots un jour une nuit, tu sauras défaire les liens, ceux qui nous harcèlent de venues. De menues allées. Et d'attente, encore.

 

Vie d'amarilis.

Vacante à souhait, finalement belle. Entraînant dans sa chute une quantité douce d'allongées avinées. Tenues au mur.

 

Dégaine un peu.

Dégaine la mer de ton blouson sale. Vaincre d'immigrés dommages, et lâcher enfin de grandes roches sur les plaines du souvenir.

Savoir dire oui.

 

 

Brise lagune et teinte-lame. Dame de chair et d'hystérie. La chrysalide de mon temps tisse une toile de salut autour de mon poignet maigre. Et seules les folles disent la voir.

 

Saignement de voix, difficultés abruptes. Divins attraits de ta personne.

 

Vaines entrées dans un monde enragé, crachant une mousse écumante de bile. Vendant ses corps à l'ombre et divisant les gloires. Digérant infatigable les chairs avides aux membres tords. Crevant les yeux, prêtant aux traits une infâme dédicace.

Et rendant aux suivants les ardeurs des premiers, par une fine révérence.

Odieuse démence qui nous suit.

 

Une farandole d'amants sur la grève, et seuls quelques-uns n'importe où. Daignant jeter, rancune aux lèvres, que la bête immonde saigne une onde déjà drainée de toute force.

 

Sans intérêt.

0 commentaires
Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:25

[30.08.2010]

 

Assemble dont les heures, toi qui crois la venue certaine du matin.

Fais dont choir le bras de la frêle écorce, et marche au-devant de tous ces forcenés. Ceux qui jamais ne sont au rythme de la corde à pendus.

Elle se balance, à deux temps qui en paraissent sept. Un tango de charogne sur une branche au cœur sec. Une lente mélopée, le premier pas dans une vague. Robustes corps tendus, qui se tiennent l'épaule par une poigne griffe. 

Tournoient.

Quand arrivés au summum de la tension, ils relâchent le tout et tournent l'œil vers l'au-delà. Pour d'autres pas encore.

Un tango assoiffé, qui ne cesse jamais et dont le rythme encore échoie au regard du borgne qui va là. Son trépas mis devant la sphère, unique obole. Sondant en son intime la valeur de ces lieux.

 

Dis-moi, vieillard, quand tu auras mon âge, que danseras-tu?

 

Lasse toi une chaîne autour de ton poignet, et couds le sur ma corde – otage de la mort. Chaque homme à son endroit. Réservation contrainte d'une fin servie propre, à ses dépens.

Lâche donc cet emplacement que tu juges trop vite comme t'appartenant, et viens lentement à mes côtés. C'est ici qu'est ta place. Bien longtemps qu'elle t’est due.

 

Le tango sans faiblir, marque les décennies et affirme effronté, sans l'ombre d'un frisson ce que seront les mânes dans quelques années.

Vautre toi près de moi, niche toi dans mes jupes et sois sage, attend. Il viendra, je t'en prie.

Danse.

Danse.

Vois l'habileté des pas, et l'ardeur insufflée dans le flegme d'un tango.

0 commentaires
Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:21

Que parle l'estropié agité par la houle

Que soit vendu l'enclos ou naquissent les foules

Et qu'aux bruits souverains germent les tarentules

 

Insatisfait parent de la gente anodine

C'est ici que plongeant dans les flots la gamine

A la brise un parfum insolite fabule

 

Elle avançait ainsi à petits pas rapides

Et le soir doucement caressait l'intrépide

Qui versa de sa gorge un premier seau de lait

Quand Candice immergée sous l'enfer s'en allait

 

Celle qu'aux yeux de tous elle voulait terrible

Qui pourtant le matin levait, indescriptible

Vers des pas ennemis, un orgueil incertain

Se leva une nuit pour un amant d'étain

 

Sa robe de soie blanche et son œil lustré

Ne figurant aucun des douze chevaliers

C'est sous le vent défait aux accents de supplice

Que navigua la voix sordide de Candice

 

 

[30.08.2010]

 

0 commentaires
Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 00:18

 

 

Que ses heures reprennent

 

 

 

Le monde qui avale sans mâcher et nous digère de décennies en décennies martèle en mon abîme une danse atrophiée. La gueule béante, dont la mâchoire tordue par la douleur fixe les origines, enfante des cris rauques.

Sa peau tannée tendue sous la pression de ses entrailles.

Je me fais reine de sabbat.

Chaque étang joint son eau.

Et crevée au milieu la bête infâme attend.

 

P1000037.JPG

0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés